Bernard Foucher
Bernard Foucher, artiste français, est né en 1944 à Orléans, où il vit et travaille.
Dès l’âge de seize ans, il commence à peindre et à sculpter.
En 1970, sa rencontre avec le père Jean et le père Nicolas de l’abbaye de Fleury, va influer sur sa création.
Il réalise des objets de culte (calice, tabernacle), du mobilier liturgique (autel), et s’intéresse à l’art du vitrail.
Dans tous ces domaines, il reçoit de nombreuses commandes de toute la France.Il est choisi pour un ambitieux projet, puisqu’il s’agit de la création de quarante-huit vitraux pour l’église Notre-Dame-des-Foyers.
Église Notre-Dame des Foyers - ORLÉANS (Loiret) Ateliers LOIRE à Lèves - 2004
En 1960, l’église Notre-Dame-des-Foyers est construite dans un quartier orléanais en pleine expansion.Propriété de la ville d’Orléans, celle-ci entreprend en 2001 une série de travaux de rénovation.
Pour les quarante-huit baies, la municipalité (qui finance à 80%), le clergé et les paroissiens (pour les 20% restants), font appel à Bernard Foucher.
Le projet créatif naîtra de la rencontre de l’artiste et du père Laurent, curé de l’église.Tous deux souhaitent rendre un hommage à la communauté cistercienne de Tibéhirine en Algérie dont sept frères furent assassinés, victimes du terrorisme.
Les noms des frères, de l’abbaye d’origine, des témoignages du drame sont fixés dans le verre comme acte de mémoire. Bien qu’abstraite, la composition fait place aux mots, aux poèmes religieux, ceux du frère Christophe assassiné.
Sans réseau de plomb, les verrières sont comme de grandes stèles. Le rythme est précis, le graphisme et la couleur d’une grande sobriété.
Le père Laurent témoigne de l’émotion ressentie devant cette œuvre : « Je vois dans son travail, une grande ascèse de simplicité, de pureté. Il évoque les grands espaces, des horizons de lumière, comme de grandes aspirations à l’infini… »
Les noms des frères, de l’abbaye d’origine, des témoignages du drame sont fixés dans le verre comme acte de mémoire. Bien qu’abstraite, la composition fait place aux mots, aux poèmes religieux, ceux du frère Christophe assassiné.
Sans réseau de plomb, les verrières sont comme de grandes stèles. Le rythme est précis, le graphisme et la couleur d’une grande sobriété.
Le père Laurent témoigne de l’émotion ressentie devant cette œuvre : « Je vois dans son travail, une grande ascèse de simplicité, de pureté. Il évoque les grands espaces, des horizons de lumière, comme de grandes aspirations à l’infini… »











