David Tremlett


David Tremlett, artiste anglais, est né en 1945, à Saint Austell, en Cornouailles.
Il fait ses études au très sérieux Royal College of Art à Londres.
À dix neuf ans il fait un voyage en Inde, puis il parcourt le monde en quête de sons, de formes, d’émerveillement.
Le voyage, ou plus exactement le déplacement, sera au centre de son travail. Il part, s’installe, se défait de tout le poids de son expérience, s’imprègne du lieu, d’une culture. Cet enregistrement fugace est réinvesti quelques mois plus tard dans l’atelier. Contrairement à d’autres artistes du « Land Art », il intervient rarement sur place.
Face à ses œuvres, le spectateur se trouve amené à recréer le temps et l’endroit suggérés.
S’il se définit surtout comme un sculpteur, le dessin est sa forme d’expression privilégiée.
Son œuvre est abstraite, dans la tradition géométrique, voire constructiviste.
Il a déjà réalisé des vitraux, notamment en Italie.
La France le sélectionne, en 2003, par l’intermédiaire de la commande publique, pour un important programme de vingt-quatre vitraux, pour l’église de Villenauxe-la-Grande.

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul - VILLENAUXE-LA-GRANDE (Aube) Ateliers Jacques SIMON à Reims - 2003 - 2006 - Projet en cours

Du XIIIe siècle, l’église conserve encore le chœur. La nef à trois vaisseaux, les clefs de voûte et le portail qui datent du XVe siècle, sont des témoignages exemplaires de l’architecture « gothique flamboyant ».
Dès 1840, l’édifice est classé Monument Historique. Il a été classé sur la première liste établie par ce service.
David Tremlett est un artiste d’ambiance. Non sur le sentiment du paysage naturel, mais sur l’espace construit.
Son œuvre monumentale projette le spectateur dans un espace où les plans colorés se juxtaposent, où les formes diversifiées s’imbriquent. Pour les vingt-quatre baies, il joue cette confrontation entre la couleur et la forme. La lumière qui traverse les verrières, crée une atmosphère qui résonne dans toute l’église par ses reflets, touchant chaque colonne, chaque voûte. Il a voulu que « chaque vitrail dialogue avec son voisin ou son vis-à-vis, en continuité ou en rupture. »
« Il y a entre l’œuvre contemporaine et le sacré, quelque chose de l’ordre de la résonance ou d’une confluence ».