Georg Ettl
Georg Ettl, artiste allemand, est né en 1940, en Allemagne.
Il vit et travaille à Viersen en Allemagne.
En 1959, il émigre à Détroit aux U.S.A., où il étudie la littérature, la philosophie et suit une formation de dessinateur.
Séduit par l’existentialisme, il s’inscrit en 1963 à la Sorbonne.
Nourri de tous les courants, dadaïsme, surréalisme, nouveau réalisme, pop art, art conceptuel, art minimal, il commencera une carrière artistique en 1969 à Détroit où il expose avec Carl André, Dan Flavin, Walter de Maria, Nam June Paik, etc…
Très diversifiée, tant par le choix des thèmes et des motifs, que des techniques et des matériaux, son œuvre, dotée d’un sens aigu de l’ironie, est toujours le fruit d’une mûre réflexion.
Il a réalisé une remarquable fresque de chevaux pour la galerie du château d’Oiron.
En 1997, il remporte le concours pour la création de six baies pour la collégiale Saint-Barnard. Ce n’est pas sa première intervention dans un lieu de culte, ayant déjà peint les murs de l’église de Neuss, près de Viersen, en Allemagne.
Collégiale Saint-Barnard - ROMANS-SUR-ISÈRE (Drôme) Atelier THOMAS à Valence - 1999
Bâtie entre le XIe et le XVe siècle, la collégiale Saint-Barnard a été très endommagée lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, dont six baies qui ont été détruites.
Classée Monument Historique en 1942, d’importants travaux de restauration on été réalisés. En 1997, la commande publique choisit Georg Ettl pour la création des six verrières de la façade occidentale, sur un programme iconographique défini avec l’abbé Julien Sciolla, alors curé de la paroisse.
Il s’agit du thème de l’Apocalypse que Georg Ettl interprète à sa manière.
Les six verrières s’organisent sur trois niveaux : le premier, formé par un oculus représente le Ciel ; le deuxième, composé de deux baies en arc brisé, montre la Nouvelle Jérusalem ; le troisième, avec trois petites fenêtres rectangulaires, illustre l’Enfer.
Le Ciel est représenté par le trône divin et la Trinité : le Père est un personnage dont le caractère androgyne est rendu perceptible par son unique chaussure rouge ; il donne une image actuelle de Dieu, ni homme, ni femme, mais seulement Esprit ; sept personnages avec sept trompettes annoncent la série de cataclysmes qui provoque la fin des temps.
Pour l’Enfer, l’artiste représente l’argent, la violence, la mort, fléaux de notre société qui conduisent l’homme à sa perte.
Les illustrations des autres baies témoignent de la même originalité.
L’ensemble est un travail personnel, qui puise dans la tradition biblique, et en donne une version contemporaine.












