Du rococo au néoclassicisme : l’art du XVIIIe siècle

Du rococo au néoclassicisme : l’art du XVIIIe siècle

 

Par Diane-Élisabeth Avot, diplômée d’études supérieures de l’École du Louvre

Les jeudis de 19h à 20h30

Le XVIIIe siècle est nettement découpé en deux moitiés qui voient les arts et les mentalités s’exprimer d’une manière totalement opposée. La première moitié est celle du libertinage, des désordres décoratifs, du règne des courbes, d’une peinture charmante ; la deuxième moitié est celle d’un retour radical à l’austérité classique (“à l’antique”), d’un décor réorganisé aux lignes assagies, d’une référence constante aux Anciens. Apparaissent toutefois dans cette rigidité les prémices d’une sensibilité romantique (jardin anglais, littérature pittoresque) qui annoncent déjà le XIXe siècle.

Un domaine parvient malgré tout à réunir ces deux directions antagonistes : la perfection des arts décoratifs qui, tout au long du siècle, porte les artisans parisiens au sommet de leur art et assure le règne du goût français en Europe.

 

1ère partie : le XVIIIe siècle rococo

 

I. La France

La peinture galante : Watteau et la fête galante, Lancret et Pater, les peintres animaliers Desportes et Oudry, la nature morte chez Chardin.

Le goût rocaille : Lemoyne, Boucher et la pastorale, les Van Loo, Fragonard, les dynasties de sculpteurs (Coustou, Adam, Slodtz).

L’architecture à la française : le Grand goût, de Cotte, Boffrand et Gabriel, les places royales.

Le décor Louis XV : la mode des singeries, le mobilier l’orfèvrerie et le portrait (Nattier, La Tour, Perronneau).

Le style Pompadour : peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs.

II. Le reste de l’Europe

L’architecture rococo : palais et monastères d’Allemagne, d’Autriche, de Bohème, d’Italie et d’Amérique latine.

L’art rococo : peinture, sculpture et décors au service d’un espace dilaté.

La peinture italienne : Solimena et Traversi à Naples, Pannini à Rome, Piazzetta, Longhi et Tiepolo à Venise, la pastelliste Carriera.

 

 

2ème partie : le XVIIIe siècle néoclassique

 

I. Le goût à la grecque

La réaction néoclassique : l’excès rocaille, la naissance de l’archéologie, Piranèse, le mobilier de La Live de Jully.

Le style Transition : les commandes de Mme du Barry (Vien, Carlin, Pajou).

Le néoclassicisme : les peintres Vien et David et leurs élèves, les sculpteurs Houdon et Canova.

L’architecture néoclassique en France : Soufflot et le Panthéon, Ledoux et ses utopies, Boullée et ses visions.

Le goût à la grecque dans les arts décoratifs : porcelaine, orfèvrerie et mobilier (Riesener, Weisweiler) se mettent au diapason grec.

II. Le sentiment

La morale et l’émoi : les scènes de genre de Greuze, les portraits de Vigée-Lebrun, Fragonard anacréontique, Pigalle et l’enfance.

Les paysagistes : les védutistes Canaletto et Guardi, les vues de port de Vernet, les rêveries de Robert.

Le jardin anglais : apologie du gentleman farmer et de la nature.

La musique : Haydn, Mozart, Gluck, la querelle des Bouffons.

 

16/11/17 – 30/11/17 – 14/12/17 – 11/01/18 – 25/01/18 – 8/02/18
22/02/18 – 22/03/18 – 5/04/18 – 19/04/18 – 24/05/18 – 7/06/18

 

Tarif : les 12 cours d’1H30 : deux versements de 39,00 € (prix total : 78,00 €)
(Adhésion non comprise)