Martial Raysse
Martial Raysse, artiste français, est né en 1936, à Golfe Juan. Il vit et travaille à Nice.
Étudiant en lettres, il renonce à la littérature pour la peinture.
Fils d’artisan céramiste, il entreprend dès l’âge de 23 ans, des assemblages d’objets divers présentés dans des boîtes de plexiglas. À partir d’objets en plastique, figurant la nouvelle société consumériste, il développe son concept « d’hygiène de la vision ». « J’ai voulu un monde neuf, aseptisé, pur et, au niveau des techniques utilisées, de plain-pied avec le monde moderne ». Séjournant aux États-Unis, il se rapproche du pop art.
En 1960, il participe à la fondation du « nouveau réalisme ».
Avec ses portraits féminins aux couleurs acidulées, ses baigneuses inspirées des magazines de mode, ses tableaux d’Ingres auxquels il s’amuse à rajouter, par exemple, du néon, sa thématique restant la mise en scène de la société de consommation, il parvient, vers 1965, à une grande célébrité.
Puis, en 1968, il quitte la scène artistique et se replie sur un univers plus intime.
Finaliste du concours organisé pour la création de vitraux « narratifs » pour l’église Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance, il crée en 1999, ses premiers vitraux.
Étudiant en lettres, il renonce à la littérature pour la peinture.
Fils d’artisan céramiste, il entreprend dès l’âge de 23 ans, des assemblages d’objets divers présentés dans des boîtes de plexiglas. À partir d’objets en plastique, figurant la nouvelle société consumériste, il développe son concept « d’hygiène de la vision ». « J’ai voulu un monde neuf, aseptisé, pur et, au niveau des techniques utilisées, de plain-pied avec le monde moderne ». Séjournant aux États-Unis, il se rapproche du pop art.
En 1960, il participe à la fondation du « nouveau réalisme ».
Avec ses portraits féminins aux couleurs acidulées, ses baigneuses inspirées des magazines de mode, ses tableaux d’Ingres auxquels il s’amuse à rajouter, par exemple, du néon, sa thématique restant la mise en scène de la société de consommation, il parvient, vers 1965, à une grande célébrité.
Puis, en 1968, il quitte la scène artistique et se replie sur un univers plus intime.
Finaliste du concours organisé pour la création de vitraux « narratifs » pour l’église Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance, il crée en 1999, ses premiers vitraux.
Église Notre-Dame de l’Arche d’Alliance - PARIS Atelier Jean-Dominique FLEURY à Toulouse - 1999
Construite entre 1986 et 1998, dans le XVe arrondissement de Paris, l’édifice se présente sous la forme d’un cube dressé sur douze piliers, évoquant ainsi l’Arche d’Alliance, coffre qui renferme les Tables de la Loi. À l’origine, aucun vitrail n’est prévu pour les deux grandes baies qui éclairent l’intérieur.
C’est à la demande des paroissiens que naît l’idée de vitraux « narratifs ».
La commission diocésaine d’Art Sacré de Paris, composée de diverses personnalités réunies autour du cardinal Lustiger, a organisé le concours et demandé que la thématique de l’Arche d’Alliance soit reprise dans les baies, à travers deux épisodes bibliques.
L’un, placé au nord, évoquant David dansant devant l’Arche d’Alliance, est une scène de l’Ancien Testament. Le roi David préfigure le Christ-Roi. David réalise, en effet, l’unité de son royaume, dont Jérusalem devient la capitale, et où il transfère l’Arche d’Alliance.
L’autre, situé au sud, illustre la Visitation, appartenant au Nouveau Testament.
La Visitation met en présence Marie et sa cousine Élisabeth, toutes deux enceintes, l’une de Jésus, l’autre de Jean-Baptiste. Marie est le symbole de la Nouvelle Arche d’Alliance.
Pour les deux scènes, Martial Raysse utilise un fond bleu, le bleu du ciel de Nice.
Les couleurs vives et franches qu’il utilise pour les personnages ne sont pas sans rappeler la période pop art de l’artiste.C’est à la demande des paroissiens que naît l’idée de vitraux « narratifs ».
La commission diocésaine d’Art Sacré de Paris, composée de diverses personnalités réunies autour du cardinal Lustiger, a organisé le concours et demandé que la thématique de l’Arche d’Alliance soit reprise dans les baies, à travers deux épisodes bibliques.
L’un, placé au nord, évoquant David dansant devant l’Arche d’Alliance, est une scène de l’Ancien Testament. Le roi David préfigure le Christ-Roi. David réalise, en effet, l’unité de son royaume, dont Jérusalem devient la capitale, et où il transfère l’Arche d’Alliance.
L’autre, situé au sud, illustre la Visitation, appartenant au Nouveau Testament.
La Visitation met en présence Marie et sa cousine Élisabeth, toutes deux enceintes, l’une de Jésus, l’autre de Jean-Baptiste. Marie est le symbole de la Nouvelle Arche d’Alliance.
Pour les deux scènes, Martial Raysse utilise un fond bleu, le bleu du ciel de Nice.
Pour la Visitation, il représente Élisabeth légèrement en arrière, comme si Jean-Baptiste avait tressailli dans son ventre, signalant ainsi la présence de Jésus dans le corps de Marie. La divinité de Marie est rendue par le ton jaune de son visage et de ses mains qui contraste avec la ton plus carné d’Élisabeth.
David est représenté dansant à demi nu devant l’Arche d’Alliance, deux autres personnages priant les mains jointes. Le corps de David est jaune, rayonnant de sa divine mission.
Inaugurés en 2001, les vitraux de Martial Raysse ont métamorphosé l’ambiance du lieu, lui ôtant son aspect austère pour lui conférer un caractère joyeux.











