ATELIER D'INITIATION À LA PRATIQUE
DU CHANT GRÉGORIEN
Pour tous, avec ou sans formation musicale

 Les lundis de 18h30 à 20h

Par Félicité Schuler-Lagier,
chef de chœur grégorien

Le chant grégorien, ou plain-chant, est l’une des expressions les plus anciennes du patrimoine musical vivant. Apprendre le chant grégorien, c’est renouer avec la tradition des écoles cathédrales où la musique faisait partie du quadrivium, l’une des quatre voies menant à la sagesse divine. Chaque cours d’initiation comportera une pièce grégorienne à écouter, à déchiffrer et à chanter. Aucune connaissance de solfège n’est demandée.

1. Caractère et but du chant grégorien, son origine et l’histoire de sa restitution -  04/10
On a donné à l’ensemble des plus anciennes mélodies connues du chant liturgique le nom de grégorien, attribuant au pape Grégoire le Grand le mérite de lui avoir donné sa forme la plus achevée. Mais le grégorien, en tant que chant vivant, n’a cessé au cours des siècles de se modifier. Une restitution à l’ancienne, élaborée au XIXe siècle, permettra une grande diffusion de sa pratique jusqu’à aujourd’hui.

2. Le texte : la prononciation romaine du latin - 18/10
La bonne prononciation du latin, celle appelée romaine, contient en elle-même une source de beauté qui complète celle de la mélodie.
Elle diffère de l’italien et n’offre aucune difficulté, car tous les sons trouvent leurs équivalents dans la langue française.

3. Le solfège : lecture des neumes et des autres signes employés sur la portée et en dehors de la portée - 15/11
Pour noter les pièces grégoriennes, on fit usage de neumes, petits signes représentant des groupes de sons placés au-dessus du texte à chanter. Plus tard, quatre lignes formeront la portée, et les neumes se transformeront en petits signes, de forme carrée ou de losange, qui sont à l’origine de nos notes d’aujourd’hui.

4. Le chant : le texte, le souffle et la voix - 22/11
Pour bien chanter, il faut observer certaines recommandations concernant l’attitude du corps, la respiration, la prononciation. Pour prier en chantant, il convient de mettre dans l’exécution du chant grégorien un peu de spiritualité et d’âme, et de s’inspirer de son contenu.
 
5. Le rythme : « l’art des mouvements bien ordonnés » - 06/12
Afin que le chant grégorien apporte calme, douceur et suavité, il ne doit être ni précipité, ni lent. Apprentissage de la cadence : l’ictus rythmique entretient la marche, l’arsis et la thésis donnent l’élan et la retombée.

6. La mélodie : la succession harmonieuse des notes inspire la vertu 13/12
Une notation musicale doit représenter la mélodie et le rythme. Les signes mélodiques, les neumes, représentent les sons graves ou aigus. Les signes rythmiques donnent des précisions concernant la durée des notes et groupes de notes.
 
7. La mesure : le temps simple et le temps composé, l’indivisibilité du temps premier - 17/01
Sans mesure, point de rythme. La durée d’un temps simple équivaut à celle d’une syllabe ordinaire. La durée normale d’un temps ne peut être divisée en durée plus courte, pas plus que la syllabe latine qui lui sert d’appui.
 
8. La psalmodie romaine: le chant des psaumes et des cantiques de l’Église - 31/01
Chaque psaume est un petit poème complet composé de versets, dont chacun se divise en deux parties séparées par la médiante. Dans une formule psalmodique complète, on distingue l’intonation, la teneur, la flexe et les cadences. L’accentuation des mots latins est la règle qui doit être suivie.

9. La chironomie grégorienne : la direction du chant par les gestes21/03
Des gestes manuels peuvent indiquer le rythme et conduire les voix. La main reproduit la marche rythmique et mélodique ainsi que les nuances dynamiques de la phrase grégorienne.
 
10. Les modalités : quand le mode donne le ton - 04/04
Dans la notation du chant grégorien, à la différence de la musique moderne, il n’y a pas de dièse, et il n’y a de bémol que pour la note si. Tous les intervalles entre les notes sont d’un ton entier. Les rares demi-tons dans une gamme grégorienne se trouveront toujours entre les mêmes notes. De là découlent les physionomies qui caractérisent les mélodies grégoriennes.

11. L’Ordinaire et le Propre de la messe : chantres, schola et fidèles - 16/05
Selon le rit romain, la célébration de la messe comporte des parties fixes, les prières chantées invariables, appelées l’Ordinaire, au chant desquelles participent les fidèles, et d’autres, variables, en fonction du jour de l’année liturgique, appelées le Propre, dont les textes changent à chaque messe. Ces chants du propre sont normalement réservés à la Schola et à ses chantres.

12. Les compositions de saint Fulbert, évêque de Chartres - 23/05
Chartres fut au Moyen Âge un centre de rayonnement musical considérable. Saint Fulbert, évêque de Chartres de 1006 à 1028, est considéré comme un acteur et témoin privilégié des évolutions musicales au cours du XIe siècle. L’école chartraine de chant liturgique a contribué à la diffusion dans l’Occident de plusieurs pièces grégoriennes majeures. On attribue à saint Fulbert la composition de trois répons de la Nativité de Marie. Étude du Stirps Jesse de Fulbert

Tarif : les 12 cours d’1h30 : 48,00 euros
(Adhésion non comprise)
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