Qu’est-ce que le beau ?
Cours d’introduction à la philosophie esthétique
 
 Les mercredis de 10h à 12h
 
 
Par Bénédicte Bouillot,
doctorante en philosophie à l’Institut catholique de Paris
 
Cours donné en partenariat avec le Studium de Chartres, centre d’enseignement de la philosophie.
 
Le beau n’est ni le vrai ni le bien. Il faut commencer par les distinguer, si l’on veut saisir l’expérience esthétique dans toute son originalité. Mais distinguer, loin d’isoler, permet de faire apparaître les liens qui unissent le beau aux autres catégories que la philosophie, et en particulier ses écoles du Moyen Âge, ont désigné sous le terme « transcendantaux ». Si, comme le suggère l’étymologie grecque, le propre du beau est de résonner comme un appel, comment se tourne-t-il vers le vrai et le bien ? En décrivant les caractéristiques singulières et paradoxales du beau, il s’agira ainsi d’envisager en quoi il peut nous ouvrir d’une manière privilégiée au vrai et au bien, et de faire apparaître, réciproquement, le lien fondamental que le vrai et le bien tissent avec le beau.
 
 
1.    Introduction  04/01
 
Puissance et faiblesse du beau, qui renvoie vers autre chose que lui-même.
 
2.    Description de l’expérience esthétique 11/01
 
À partir des analyses de Kant et de la phénoménologie, nous caractériserons le propre de l’expérience du beau dans sa capacité à unir des contraires (intelligence et sensibilité, singulier et universel, liberté et nécessité, moi et l’autre).
 
3.    Le beau et le vrai (1)  18/01
 
La question de la mimèsis. Le beau dans l’art nous détourne-t-il du vrai, ou nous le dévoile-t-il ? Confrontation des thèses de Platon, Aristote, Bergson et Heidegger sur la question.
 
4.    Le beau et le vrai (2)  25/01
 
L’art, selon Hegel, comme moment nécessaire de la vérité, à travers ses trois formes fondamentales : l’art symbolique, l’art classique et l’art romantique (chrétien), dont le paradigme est la cathédrale gothique.
 
5.    Le beau et le bien (1) 01/02
 
Si l’on écarte les deux écueils opposés de l’esthétisme (Nietzsche) et de l’iconoclasme (Kierkegaard), le beau ne se révèle-t-il pas un indicateur de notre destination et du sens même de l’exigence éthique ?
 
6.    Le beau et le bien (2) 08/02
 
Davantage, l’expérience esthétique ne favorise-t-elle pas l’accomplissement de notre tâche éthique, par une expérience renouvelée de la loi et de la responsabilité pour autrui ?

 

 
Tarif : les 6 cours de 2h : 32,00 euros
(Adhésion non comprise)