LES VITRAUX DE LA RENAISSANCE À CHARTRES



UNE DÉCOUVERTE MAJEURE POUR L’ART ET POUR L’HISTOIRE DU VITRAIL

C’est à l’occasion des travaux de restauration de l’église Saint-Pierre de Chartres que l’attention a été portée sur cette collection de vitraux de remploi qui avaient été installés dans le triforium de l’église à la place des verrières en grisaille du moyen âge. Les verrières en grisaille d’origine ont été restituées, et la ville de Chartres a décidé de confier au Centre international du Vitrail la mission de mettre en valeur et rendre accessible à tous les publics cette collection exceptionnelle de vitraux de la Renaissance en provenance d’édifices de Chartres disparus au cours de l’histoire.  

L’ITINÉRAIRE PÉRILLEUX DES ŒUVRES, DE LA RENAISSANCE JUSQU'À NOS JOURS

Aux lendemains de la Révolution et après le Concordat de 1801, pour panser les plaies des églises restées debout, mais dont les vitraux avaient été vandalisés, les vitraux rescapés des églises démolies (très nombreuses à Chartres) sont récupérés et utilisés comme simple vitrage, pour boucher les ouvertures restées béantes. Adaptés tant bien que mal aux dimensions des fenêtres à fermer, ils sont transformés en simples bouche-trous, une opération qui aura le mérite de les avoir sauvés. En 1936, après plus d’un siècle de total désintérêt pour le vitrail, une première restauration est effectuée pour réparer les principaux dommages. Déposés ensuite et mis à l’abri pendant la Seconde Guerre mondiale, certains seront conservés à Paris au Musée de Cluny, ou au dépôt des Monuments Historiques de Champs-sur-Marne, ou encore stockés dans des caisses à l’atelier Lorin de Chartres. D’autres seront remontés en 1950 dans le triforium de l’église Saint-Pierre.

Quand en 1990 débute la campagne de réhabilitation générale des vitraux de l’église Saint-Pierre de Chartres, l’intérêt se porte tout d’abord sur ses verrières hautes qui datent du XIVe siècle. Puis vint la question de ces vitraux de la Renaissance reposés dans le triforium, avec le constat du manque de cohérence de l’ensemble, de leur état désastreux. Le rapport des conservateurs conduira à la prescription de leur dépose définitive. C’est donc tout récemment qu’ils sont redécouverts. Une étude approfondie, confiée aux historiens Guy-Michel Leproux et Françoise Gatouillat, est menée sur place avec la collaboration de l’architecte en chef des Monuments Historiques, Patrice Calvel.

L’atelier de restauration du Centre international du Vitrail, sous la direction de Jean-Marie Braguy et de Sylvie Roudaut, a procédé au rassemblement, au nettoyage, à la consolidation et à la mise en valeur des œuvres. Une collection qui permet de révéler l’iconographie de la Renaissance à Chartres, de faire surgir un maillon de l’histoire de l’art du vitrail dans le haut lieu de l’art médiéval, de découvrir une activité intense à une période moins représentative du rayonnement de Chartres, et de montrer que les ateliers de vitraux de Chartres n’ont pas cessé de produire depuis le moyen âge jusqu’à nos jours.

Il s’y ajoute, c’était nécessaire, un reportage photographique qui permet de mettre en regard le cycle des vitraux de l’église Saint-Aignan, et les chefs-d’œuvre de la chapelle. Saint-Piat, en la cathédrale. C’est une nouvelle page d’histoire de l’art qui s’écrit au Centre international du Vitrail, dévoilant l’inspiration des humanistes chrétiens de la Renaissance chartraine. 

Renseignements pratiques 

Lieu de l’exposition 

Chartres, Centre international du Vitrail - 5, rue du Cardinal Pie 

(à 50 m de la cathédrale)Tél : 02 37 21 65 72 - Fax : 02 37 36 15 34 - e mail : contact@centre-vitrail.org 


Jours et heures d’ouverture 

Ouvert tous les jours 

du lundi au vendredi : 9 h 30 - 12 h 30 / 13 h 30 - 18 h 

samedis : 10 h - 12 h 30 / 14 h 30 - 18 h 

dimanches, jours fériés (sauf 25 décembre et 1er janvier) : 14h30 – 18h 

Tarif 

4 € (tarif réduit : 3 €) 

Publication
« Les Vitraux de la Renaissance à Chartres»
Guy-Michel Leproux/Françoise Gatouillat, Chartres, Édition du Centre international du Vitrail.
353 x 283 mm - 200 p., relié
Prix: 38 €