Gérard Garouste


Gérard Garouste, peintre français, est né en 1946 à Paris.
Formé à l’école des Beaux-Arts de Paris, il vit et travaille à Paris et à Marcilly-sur-Eure.
Il s’intéresse à de nombreuses formes d’expression : littérature, art théâtral, sculpture, gravure, dessin, peinture, et aussi à la mythologie. «Ses tableaux sont souvent des fictions théâtralisées qui respectent les exigences de la grande peinture de genre».
Depuis près de trente ans, il a entrepris de renouveler «la peinture d’histoire».
«Il se laisse porter par les associations d’images, par les réminiscences, s’appropriant des scènes de tableaux anciens pour les revisiter à travers sa propre imagination créative. Sa foi dans la peinture figurative repose sur la vertu de celle-ci à susciter l’énigme au-delà de ce qu’elle représente en toute évidence. Il estime que la peinture n’a pas simplement pour fonction d’être regardée. Elle est, pour lui, porteuse d’échos intellectuels, culturels, et elle incite à réfléchir, même si l’intelligence est amenée parfois, en cherchant à comprendre, à s’égarer» (1).
Peintre très coté, on retrouve ses œuvres dans de nombreux musées, de Milan à New York. Quelques unes de ses œuvres ont été acquises par la Fondation Cartier, d’autres sont entrées à l’Élysée.

Pour l’église de Talant, il réalise un des projets les plus importants avec la création de quarante-six vitraux monumentaux.

Église Notre-Dame - TALANT (Côte-d’Or) Atelier Pierre-Alain PAROT à Aiserey - 1998


L’église a été construite au début du XIIIe siècle.
Classée Monument Historique, la commune décide dans les années 1990 d’étendre la restauration aux quarante-six fenêtres. Pour cet ambitieux projet, la DRAC, la DAP, le conseil général de Côte-d’Or, la Fondation Gaz de France sont mobilisés. Un concours est organisé en 1995 où trois finalistes devront être départagés. Pour l’épreuve finale, ils doivent présenter une maquette à l’échelle 1/10 sur le thème de la Vierge Marie. Gérard Garouste est sélectionné.
Avec le soutien de l’abbé Ladey, membre de la commission diocésaine d’Art Sacré de Dijon, il établit son programme iconographique. Puisées dans les textes canoniques et apocryphes, les scènes de l’Ancien Testament occuperont la partie nord de l’église, celles du Nouveau Testament la partie sud, jouant sur les correspondances entre les deux livres. À l’Ève, côté nord, répond «La femme revêtue de soleil» côté sud, symbole de la nouvelle Ève libérée de tous péchés. Une des originalités de cet ensemble est le choix de quatorze femmes de la Bible qui, répondant au thème de l’Apocalypse lié à la Nativité et à la deuxième naissance, portent en elles l’Espérance du Salut.
En renouant avec le vitrail traditionnel par la technique employée et par le style figuratif, il faut, avec l’œuvre de Gérard Garouste, dépasser la représentation pour aller à l’interprétation.

(1) « L’Aventure de l’art contemporain » par Lionel Richard