Initiation à la littérature française du Moyen Âge

Initiation à la littérature française du Moyen Âge

Par Martine Dauzier, docteur en langue et littérature médiévales

 

Les jeudis de 14H à 15H30

1) Présentation générale de la littérature profane à l’aube du XIIe siècle

Pluralité des langues (latin, oïl et oc), étude des textes en français moderne.
Importance de la voix : chanteurs musiciens, conteurs. Rôle des scribes et des illustrateurs. Tradition manuscrite et transmission orale. Statut des auteurs : anonymat, célébrité, mécénat. Multiplicité de publics qui s’entremêlent et se distinguent selon les formes et les époques.

 

2) Littérature ouverte et voyageuse

Influences antiques et interprétations « nouvelles ». Dialogue des sources européennes et orientales. Dynamique culturelle du savant au populaire et vice-versa.
Des images littéraires perdurent, empruntées aux auteurs antiques.

*exemples tirés des lectures médiévales de Virgile et d’Ovide, centrés sur Enée et Œdipe.

 

3) Littérature de la prouesse dans la « matière de France »

Comment chanter les héros du XIIe siècle (en particulier des Croisades) sous l’œil de l’Église et des cours ?
Naissance des « chansons de geste », création de personnages exemplaires.

*lectures autour des preux : Charlemagne, Roland, Renaud de Montauban…

 

4) Un nouveau lyrisme poétique à partir de la fin du XIe siècle

Les mystères des origines de la poésie des troubadours puis des trouvères.
Lien indissoluble entre poésie et musique ; invention de la rime.
Thématiques amoureuse, politique, satirique, pieuse, etc.

*lecture de poèmes de Guillaume d’Aquitaine, Raimbaut d’Orange, Thibaut de Champagne, roi de Navarre  

 

5) Des fictions qui marqueront l’Europe et les siècles : les romans des « merveilles de Bretagne », romans d’Arthur et de Tristan, en vers et en prose

Invention d’une forme longue, parlée, libérée des strophes puis des rimes, où se manifestent la complexité des héros, celle des héroïnes, comme les droits de l’imaginaire.

*Étude d’Érec et Énide et du Conte du Graal de Chrétien de Troyes.

 

6) Le rire à l’œuvre. XIIIe-XVe siècles

Sympathie ou dérision dans les fables, les fabliaux et les farces.
Le non-sens des fatrasies.
Le monde à l’envers et la distance carnavalesque.

*Œuvre poétique d’un héritier rebelle : François Villon

 

7) Pour un théâtre total aux XVe et XVIe siècles : les grands « mystères »

Recréer le Temps, de la Genèse au Jugement Dernier, dessiner l’Espace de l’Enfer au Paradis, montrer Dieu et les hommes – sans oublier les démons, lier l’actualité et les légendes.
Faire participer toute la ville à la mise sur scène (acteurs, musiciens, charpentiers, peintres, costumiers, etc.).
Mêler textes bibliques et inspiration profane, multiplier les tons et les styles sur des dizaines de milliers de vers.

*lecture de fragments de scènes du Mystère de la Passion d’Arnoul Gréban

 

5/10/17 – 19/10/17 – 9/11/17 – 23/11/17
7/12/17 – 21/12/17 – 11/01/18

 

Tarif : les 7 cours d’1H30 : 45,50 €
(Adhésion non comprise)